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Marie-Alice Belle

Université Paris 3-Sorbonne nouvelle


Sur la retraduction de Virgile en Angleterre au XVIIe siècle : les enjeux politiques et esthétiques de L’Enéide de John Ogilby (1654)

 


Résumé / Abstract


Saluée lors de sa parution en 1654 comme le plus bel ouvrage jamais produit en Angleterre, la traduction annotée et illustrée des œuvres de Virgile par le royaliste John Ogilby marque le point culminant d’un mouvement accru de retraduction de l’œuvre virgilienne en Angleterre. La comparaison des stratégies textuelles, interprétatives et esthétiques déployées par Ogilby dans sa traduction de L’Énéide avec celles dont témoignent les versions contemporaines du texte virgilien permet de définir L’Énéide d’Ogilby comme une « retraduction active » (Anthony Pym). Loin d’être simplement déterminée par les contraintes linguistiques, idéologiques, et esthétiques de son temps, l’édition de 1654 est profondément marquée par sa dédicace à un public royaliste, pour lequel elle prolonge les codes interprétatifs et esthétiques de la cour baroque au-delà des conditions politiques et sociales qui avaient favorisé leur épanouissement.

Immediately acclaimed as the fairest volume ever produced by the English press, the illustrated English edition of Virgil’s works published in 1654 by the Royalist translator John Ogilby stands at the apex of an unprecedented movement of retranslation of Virgil’s œuvre in England. As revealed by a comparative analysis of the textual, interpretive and aesthetic strategies at work in Ogilby’s translation of the Aeneid and other contemporary versions of the poem, Ogilby’s Aeneid can be defined as an « active retranslation » (Anthony Pym) of the Virgilian epic. Far from being merely determined by the linguistic, ideological or aesthetic norms of its times, Ogilby’s 1654 Aeneid can be best understood as a deliberate attempt at reviving the interpretive and aesthetic codes of Baroque Court culture as constructed by the Royalist public to which it was explicitly dedicated.

L’auteur


Marie-Alice Belle, doctorante à l’Université de Paris 3 - Sorbonne Nouvelle, est chargée de cours à l’Université McGill de Montreal (Canada). Son doctorat porte sur « Traduction et imitation aux seizième et dix-septième siècles : les métamorphoses du Livre IV de L’Enéide de Virgile ». Elle a publié plusieurs articles sur la Translatio studii et l’humanisme, sur Dido, Queene of Carthage de Marlowe et sur le traducteur John Ogilby.



Pour citer l'article :

Marie-Alice Belle, « Sur la retraduction de Virgile en Angleterre au XVIIe siècle : les enjeux politiques et esthétiques de L’Enéide de John Ogilby (1654) », Études Épistémè, 12, 2007. Varia, Varia, p. 49-82.

URL: http://revue.etudes-episteme.org/spip.php?article127


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Études Épistémè,
12, 2007. Varia

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