Line Cottegnies, Laurence Giavarini, Christine Sukic

Avant-Propos

 



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Les textes réunis dans le présent volume sont presque tous issus de la journée d’étude du groupe de recherche Epistémè qui s’est tenue le 25 mai 2002 à l’Université de Paris 3 - Sorbonne Nouvelle, et dont nous incluons ci-dessous le texte de présentation. Ils ne prétendent pas répondre à la totalité des problèmes posés par les rapports complexes qu’entretiennent pastorale et mélancolie entre le XVIe et le XVIIIe siècle, mais illustrent quelques aspects de la problématique, notamment dans le genre romanesque. Nous tenons à remercier chaleureusement tous les participants à la journée d’étude et les membres du séminaire Épistémè pour leur fidélité et la qualité de leur écoute.
Line Cottegnies (Université de Paris-VIII) et Christine Sukic (Université de Bourgogne)

L’importance de la pastorale en Europe, au tournant des XVIe et XVIIe siècles, n’est plus à démontrer. À travers les influences particulières de la Diana de Montemayor, du Pastor Fido de Guarini, de l’Aminta du Tasse, pour ne mentionner que les textes les plus célèbres, chaque pays donne une réalisation singulière, à des fins propres, à une topique à la fois transhistorique et transnationale dans ses aspects les plus généraux. Quelques traits constants de cette topique ? Son rapport avec la retraite, sa critique de l’histoire, son absorption de différentes modalités et de différentes traditions du discours amoureux, ou encore, et c’est d’abord l’iconologie de Panofsky qui a surtout mis l’accent sur cet aspect de la pastorale, son rapport avec le tombeau. Nous avons donc voulu nous intéresser ici à cette « pastorale noire » comme l’appelle Jean-Jacques Mayoux, et plus généralement interroger les rapports de la représentation des bergers avec la mélancolie. La vogue des bergers est en effet, en France et en Angleterre au moins, contemporaine d’un développement considérable du discours sur la mélancolie, et plus précisément des vastes synthèses médicales (Du Laurens, Ferrand en France), ou totales (Burton en Angleterre) sur la bile noire. Peut-on interpréter une telle convergence ? Comment le modèle mélancolique est-il présent dans la pastorale, voire dans les modes de présence de la pastorale dans d’autres genres, comme la comédie (notamment la comédie shakespearienne) ou la tragi-comédie ? En quoi notamment l’identité aristocratique a-t-elle pu être concernée à la fois par la mélancolie et par l’identité pastorale ?

Laurence Giavarini (Université de Bourgogne)


Pour citer l'article :

Line Cottegnies, Laurence Giavarini, Christine Sukic, « Avant-Propos », Études Épistémè3, 2003. Pastorale et mélancolie, p. I.

URL: http://revue.etudes-episteme.org/spip.php?article29


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La revue Etudes Epistémè est éditée par l'association Etudes Epistémè, Institut du Monde Anglophone, 6 rue de l'Ecole de Médecine, 75 006 Paris
Directeur de publication: Gisèle Venet
Rédacteur en chef : Line Cottegnies
Rédacteur en chef associé : Christine Sukic



Études Épistémè,
3, 2003. Pastorale et mélancolie

Table

Pastorale et mélancolie (XVIe - XVIIIe siècles)

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